Vous êtes du style a toujours aider tout le monde? C’est tout à votre honneur de faire preuve d’autant de dévouement. Mais il faut savoir doser. Surtout si vos objectifs personnels et professionnels sont relégués au second plan. Attention à la surdose de générosité.

J’ai toujours été la collègue ultra motivée, organisée, prête à rendre service à mes clients et heureuse d’aider mes collègues. Pas étonnant que la plupart de mes patrons me désignaient pour former les nouveaux. Même lorsque je croulais sous le travail! J’aime aider les autres et ça se voit. Ou peut-être que j’ai, comme beaucoup de gens, parfois de la difficulté à dire non.

Le désir de plaire, de faire partie du groupe, de créer des alliances, de préserver de bonnes relations interpersonnelles, de montrer votre bonne volonté ou de performer dans l’entreprise peut vous faire craquer et dire oui à tout le monde. Si c’est le cas, sachez que vous faites partie du cercle des bons-employés-que-les-patrons-et-collègues-adorent.

C’est bien, mais n’oubliez pas de penser à vous. Sinon, votre santé physique et mentale risque de se fissurer à long terme. Jean-Paul Sartre, célèbre auteur et philosophe français, le clamait: « Être libre, c’est savoir dire non ». Une vérité à ancrer dans son quotidien pour accroître sa zénitude et sa productivité: au travail et dans la vie personnelle.

Un peu d’égoïsme n’est pas méchant

Je pense qu’il y a un juste milieu entre une personne qui n’est jamais prête à travailler en équipe ou à fournir un petit effort supplémentaire et une personne qui « travaille trop pour les autres ».

Travailler trop pour les autres signifie aider vos collègues à atteindre leurs objectifs, au détriment des vôtres. C’est particulièrement le cas des demandes de dernière minute. Cette fameuse demande-qui-doit-être-faite-dans-les-prochains-cinq-minutes-sinon-plus-rien-ne-va, mais qui aurait pu être planifiée il y a deux semaines. Cette demande impromptue qui vous grugera le temps que vous aviez planifié pour faire votre travail.

Attention. Je ne dis pas de refuser d’aider vos collègues de manière systématique. Au contraire. Le travail d’équipe est crucial pour faire avancer un projet. Il est tout à fait constructif et souhaitable de s’entraider mutuellement à atteindre les objectifs de l’organisation. Et il y a des collègues ultra serviables que l’on va toujours aider, même si on est submergée.

Je dis juste que lorsque vous avez vous-mêmes des livrables et qu’il vous est impossible de traiter l’urgence d’une autre personne, vous pouvez parfois refuser. Refuser. Quel terrible mot, n’est-ce pas?

Pourtant, vous en avez le droit. Surtout lorsque la personne qui vient vers vous est toujours celle qui semble pelleter son travail dans votre cour. À moins de posséder les huit bras d’une pieuvre ou de cacher un clone dans un tiroir de votre bureau, vous ne pouvez pas réaliser votre travail et le sien. Il y a moyen d’exprimer de manière positive et respectueuse que vous ne pouvez pas l’aider cette fois-ci. Plus vous vous pratiquerez, plus vous vous affirmerez avec aisance et confiance.

Décrocher pour mieux performer

Dans What successful people wish they knew at 22, un article récent paru dans Business Insider, Arianna Huffington de The Huffington Post affirme que la performance s’accroît lorsqu’on est prêt à décrocher complètement du boulot pour se reposer, se recharger et, ultimement, se renouveler. Pour y arriver, vous ne pouvez pas toujours dire oui à tout le monde. Vous devez prioriser vos tâches et maximiser votre temps pour propulser votre productivité.

En disant non, vous décevrez peut-être certains collaborateurs sur le coup. C’est possible. Mais vous semblerez aussi plus sûre de vous-même et votre démarche sera perçue plus positivement si vous savez quelles sont vos priorités et pourquoi vous devez faire des choix. C’est une question de gros bon sens pour atteindre un équilibre quotidien entre votre travail et vos projets personnels.

L’avantage que vous en retirerez sera de pouvoir, pour une fois, quitter le bureau à une heure raisonnable. Et vous aurez un peu de temps de libre. Oui, oui. Vous pourrez prendre un bain moussant, lire un livre, manger un repas savoureux en bonne compagnie ou écouter de la musique. Vous aurez l’énergie pour vous entraîner, voir un film ou une expo, aller au spa, participer à une séance de yoga ou travailler sur un projet personnel.

Bref, faire tout ce que vous voulez et qui vous fait du bien. Vous pourrez décompresser, vous ressourcer et être en pleine forme pour vos livrables du lendemain.

Vous voyez, il est parfois positif de dire non.

Quelques ouvrages intéressants pour vous aider à dire non

Le livre Dire non sans culpabiliser, par Patti Breitman & Connie Hatch
Apprendre à dire non, Blogue Réussite personnelle
Guide universel pour savoir dire «non» sans se sentir coupable, Alexandra Franzen, experte en communication et auteure
Savoir dire non en 5 étapes, Journal du Net
Dire non: 10 trucs pour y arriver, par la journaliste et blogueuse Nadine Descheneaux

Bon succès!
Sabrina C. Professionnelle & Fabuleuse… en devenir!

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