Je suis forte. Très forte. J’en ai eu des montagnes russes et des épreuves dans la vie. Crois-moi. J’ai été démolie, à terre, en pleurs, en crise identitaire. À plus savoir quoi faire, qui j’étais et comment m’en sortir. À ne pouvoir compter que sur moi-même et à me sentir extrêmement seule. À penser que j’allais mourir parfois. Mais j’me suis relevée. J’ai continué à avancer. Pas toujours avec le sourire, ni l’envie, ni l’énergie. Parfois la tête baissée, perdue dans le passé. Mais le corps toujours à 45 degrés.

Je suis vulnérable. Très vulnérable. Sensible à tout ce qui m’entoure. Aux événements, aux gens, aux émotions des autres, à la qualité de mes relations. Une vraie éponge. Mon cœur prend beaucoup de place. Des fois, faut que ma tête le replace. Une quête perpétuelle d’équilibre entre mon énergie féminine et masculine. Entre le désir que j’ai que les gens soient heureux autour de moi et l’impression que je devrais être plus égoïste. Pas toujours évident. Mais je fonce pareil et j’essaie.

Je suis en paix. Plus que je ne l’ai jamais été. Entre ma vie personnelle, professionnelle, mes projets et mon désir de ne plaire qu’à une seule personne: moi-même. J’ai de la misère à entrer dans un moule. Pis ça me tente pas. J’me dis que dans le fond, j’ai pas besoin de le faire. J’ai pas le goût d’être une superwoman. Je m’en fous d’être admirée par des centaines de personnes. Tout ce qui m’importe, c’est d’être heureuse et zen. De me coucher le soir, l’esprit tranquille. En sachant que j’ai rien à me reprocher, rien à cacher. Être capable de me regarder dans le blanc des yeux et respecter la personne que je suis, dans mes nombreuses imperfections.

Je suis transparente. Ça me dérange pas vraiment de te parler de mes mauvais coups comme de mes bons. J’adore l’humour sarcastique, l’autodérision. Je suis honnête et bordélique. Tu peux me juger si ça te plait, si ça te fait te sentir mieux. C’est correct, je le prends pas personnel. Parce que malgré les tempêtes que j’ai traversées, je me sens bien et j’ai l’impression d’être privilégiée. Je suis fière de m’en être sortie. D’avoir confiance en la vie, de savoir l’apprécier et de la trouver encore belle. Malgré les jours gris et les nuages de solitude qui ponctuent le temps généralement ensoleillé. Rien n’est jamais blanc ou noir. Toi aussi, tu le sais.

J’me sens libre. Même si j’me demande parfois où je vais. J’ai aucune réponse à donner, aucune certitude. J’ai pas de plan coulé dans le béton, mais j’me sens pas prise dedans non plus. J’ai surtout des rêves qui flottent dans les airs. C’est pas toujours rassurant. C’est intangible et éphémère. Mais j’me dis que tout peut changer du jour au lendemain. Que ça va bien aller, tant que je suis bien entourée. Pis quand les rides vont se multiplier sur mon visage, j’vais penser à toutes les folies que j’ai faites dans ma vie. Mes amours de passage, aussi volatiles que le temps qui passe. Pis j’vais continuer à sourire. La tête haute. Le corps à 45 degrés.

S.

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